Traversée du Vercors en 5 jours

Ça faisait deux ans qu’on avait traversé la Chartreuse, et on n’arrêtait pas d’y penser. Le Vercors nous semblait être une évidence pour réunir de nouveau nos deux familles dans une aventure à la hauteur de la précédente.

On peut facilement scinder le parcours en deux grandes parties : la partie nord, à faire en deux jours, et la partie sud, à faire en trois. On avait l’impression de plutôt bien connaître le nord, à force d’aller faire de la spéléologie et du skating à Autrans, Méaudre, et Corrençon. Le sud, en revanche, nous était complètement inconnu. Le fait que ce soit scindé en deux a permis à ceux qui n’étaient pas disponibles les 5 jours, de faire au moins une partie.

Infos pratiques

Itinéraire

Il est bien indiqué sur les panneaux, donc une carte IGN 1 : 25 000 en complément suffit amplement.

Pour bien vous préparer, allez voir ce site qui présente plusieurs itinéraires possibles :

Le détour par les Bachassons et Chaumailloux en vaut vraiment la peine.

Je vous partage aussi cette vidéo qui m’a bien plu et aidé pour préparer les 3 derniers jours :

Jour 1 :  de Saint-Nizier-du-Moucherotte aux Allières

11 km / 810 m D+ / 520 m D-

Comme à chaque fois, je dors très mal la veille. Je pense trop au lendemain, à si on a rien oublié, au fait qu’il ne faut pas manquer le réveil, et surtout j’ai hâte de commencer après toute la préparation des dernières semaines. Ma mère et ma sœur nous ont rejoint la veille en train. On rejoint les parents de Juliette, et Louis et Naomi, à la gare routière le matin même, en courant car comme souvent on est un peu juste. Nous avons appris de nos erreurs du passé en Chartreuse : cette fois nous partons tôt pour ne pas arriver trop tard le premier soir.

Arrivés à Saint-Nizier vers 8h, nous prenons quelques minutes pour mettre de la crème solaire et nous repérer, puis nous partons gravir le Moucherotte. Nous étions déjà montés en haut de ce sommet, une des randonnées les plus classiques autour de Grenoble, mais jamais par ce côté. Nous passons à côté du tremplin de saut à skis des jeux olympiques de 1968. Il est bas en altitude. On imaginerait plus construire un tremplin aussi bas aujourd’hui. Un peu plus loin, la pente devient plus raide, et nous sommes proches des immenses falaises au pied du Moucherotte. La montée est difficile pour certains donc le groupe s’étend. Line et Juliette, en tête, tombent nez à nez avec un chamois, qui les défie quelques secondes du regard, se tenant au milieu du chemin, en soufflant fort par les narines, avant de partir plus bas. Le reste du groupe arrive un peu trop tard pour le voir. On passe sur l’autre versant, ensoleillé, mais il fait encore frais le matin. Peu à peu les arbres sont plus petits, on arrive au sommet. On croise un refuge moderne, puis on arrive au sommet du Moucherotte, avec sa grande antenne. La vue sur Grenoble est superbe. On en profite car nous ne reverrons plus la ville durant les 5 jours.

Quand on regarde vers le sud, ce qui nous attend les prochains jours, on voit que la route est encore longue. On voit la ville en bas, et le Vercors sauvage au loin. Jusque-ici on s’en est plutôt bien sortis, pour faire les 900 m de dénivelé jusqu’au sommet. C’est la plus grosse journée des 5 jours, c’est de bonne augure pour la suite. On mange nos sandwichs et on fait une sieste à l’ombre avant de redescendre en direction de la station de ski de Lans-en-Vercors. L’herbe est très sèche sur les côtés du chemin. Il n’a pas plu depuis longtemps. On s’est préparés à avoir du mal à trouver de l’eau au cours du périple, en prenant 3 litres de contenance par personne.

En bas de la station, au départ des remontées, il fait très chaud. Louis et Naomi partent remplir nos bouteilles à la source qui est indiquée sur la carte, près du parking. On est en avance sur notre planning, donc on prend notre temps avant de repartir en direction de l’auberge des Allières. Le chemin s’enfonce de nouveau dans la forêt, ce qui nous va bien vu la chaleur. On croise plusieurs familles avec enfants et on entend des cris au loin. On arrive à la retenue collinaire de la Combe Oursière. En dessous, il y a des jeux pour enfants, qui sont nombreux ce mercredi de juillet. Ce soir, nous sommes censés nous arrêter à l’auberge des Allières, mais la retenue d’eau est tellement bien pour bivouaquer qu’on préfère s’arrêter là. C’était vraiment une bonne surprise d’arriver jusqu’à ce le lieu qui n’était pas indiqué sur la carte. Le soir, nous avons réservé des repas à emporter à l’auberge des Allières. Nous partons à 3 récupérer les repas, en faisant un bon détour puisque nous arrivons au-dessus de l’auberge, dans la combe oursière. On boit une bière à l’auberge, pour nous récompenser de l’effort supplémentaire d’être allés chercher les repas, puis on rejoint les autres. On est encore au soleil quand on mange les ravioles et le gâteau au noix de l’auberge. On joue a quelques jeux de société et on va dormir.

Jour 2 :  des Allières à Corrençon-en-Vercors

21 km / 590 m D+ / 890 m D-

On plie nos tentes et on fait nos sacs assez vite le matin. On a envie de continuer sur notre lancée de la veille, en partant suffisamment tôt pour avoir le temps de profiter de la fin de journée. On arrive vite au niveau de l’auberge des Allières, dans une clairière assez dégagée, avant de nous enfoncer de nouveau dans la foret sur un chemin plus étroit. Au bout de quelques kilomètres les arbres sont moins nombreux donc nous voyons mieux la vallée. Il y a peu de dénivelé, le chemin qu’on suit ne fait que traverser la pente qui est assez raide.

On s’arrête manger à côté de la fontaine de Roybon, où on était à peu près surs de trouver de l’eau. Le fontaine coulait bien. Il y a des coins sympas à côté pour s’arrêter, sous les arbres. Seul défaut, il y a beaucoup de mouches à cause des vaches à côté. D’ailleurs on constate que les vaches restent en groupe par couleur : les tachetées blanches et noires d’un côté et les marrons de l’autre. Une sorte de racisme de vaches. Elles aussi ont des progrès à faire.

Après le repas on redescend en direction de la cascade de la Fauge. On met un peu de temps à la trouver et à se rafraichir sous l’eau. En repartant, on est assez proches de la route. Thierry, mon père, nous rejoindra le soir à Corrençon en voiture. Olivier, Hélène et Line sont assez fatigués et préfèrent qu’il passe les prendre au passage pour les amener directement à Corrençon. Comme ça, ils seront d’attaque pour les 3 prochains jours. Le bon côté c’est qu’on peut leur laisser nos sacs à dos. Ils sont chargés comme des mules pour faire les 200 m qui les séparent de la route. Sur les conseils d’Olivier, Line dit aux gens qu’ils croisent qu’ils vont à Saint Jacques de Compostelle. Tout le monde ouvre de grands yeux en entendant ça, et bien sûr ça fait bien rire Olivier.

Avec le groupe qui continue, on avance beaucoup plus vite sans nos sacs. Après quelques kilomètres on passe au pied de la station de Villard de Lans, où Louis, Naomi et Juliette décident à leur tour d’appeler ceux qui peuvent venir les récupérer en voiture. On continue à deux, avec ma mère. La fin de l’itinéraire n’a pas beaucoup d’intérêt, on passe souvent sur des routes goudronnées. Après presque 30 kilomètres cumulés depuis le départ le matin, on arrive à Corrençon-en-Vercors. On s’arrête commander des pizzas, des salades et desserts « aux deux sœurs », avant de rejoindre les autres en haut du village, au refuge des Hauts plateaux. La journée a été longue. Niveau dénivelé c’était pas énorme mais on a fait beaucoup de kilomètres. On mange tous ensemble à l’extérieur, en profitant de notre dernier gros repas avant les trois jours suivants, puis d’une bonne douche au refuge. Louis et Naomi repartent à Grenoble, avec la voiture de mon père.

Jour 3 :  de Corrençon-en-Vercors à la fontaine du Play

17,6 km / 740 m D+ / 220 m D-

C’est parti pour le 3ème jour. J’avais vraiment hâte de découvrir les Hauts Plateaux pour la première fois. Corrençon est le dernier endroit habité avant cette grande réserve naturelle complètement sauvage. Depuis le village, on voit la vallée qui remonte, couverte d’une forêt de plus en plus dense, sans voir ce qu’il y a plus loin.

Nous prenons une piste forestière en gravier, qui devient un chemin en terre assez large, puis un chemin plus étroit qu’il serait même difficile de faire en vélo tant il est bosselé par les rochers.

A 10h, mon père nous demande si une collation est prévue. On lui répond que non, rien avant le repas de midi. Lui qui est arrivé frais comme un gardon la veille commence déjà à manquer de calories, ça s’annonce difficile.

Après être passés devant une cabane et le long de la prairie de Darbounouse, le chemin monte dans le canyon des Erges. Arrivés en haut, on s’arrête pour manger. Alors que le gaz est en marche, on fait tomber notre réchaud avant de le rattraper immédiatement. Ça nous fait une bonne montée d’adrénaline. Le moindre départ de feu serait très grave vu la sécheresse.

En haut du canyon les arbres sont plus rares et l’herbe est sèche. Il fait très chaud cet après-midi. On est soulagés d’arriver au refuge de la Jasse du Play ou j’avais prévu que l’on dorme.

Mais on décide d’aller un peu plus loin jusqu’à la source, la fontaine du Play, pour camper. Notre enthousiasme d’être arrivés retombe un peu quand on voit qu’une dizaine de personne attendent à côté de la source qui coule très lentement, à environ 20 min par litre. Ma mère fait la queue à la source pendant que nous montons les tentes. En peu de temps elle appelle tout le monde par son prénom et on les entend rire, ça n’a plus l’air si pénible de faire la queue. Elle revient deux heures plus tard en disant qu’elle a rempli nos bouteilles, que là-haut « c’est Byzance ». C’est la première fois que l’eau nous paraît aussi précieuse.

C’est aussi la première fois de la journée qu’on est suffisamment hauts pour voir l’horizon à l’ouest. On profite du coucher de soleil sur cette immense étendue sauvage.

Jour 4 :  de la fontaine du Play à la cabane de Chaumailloux

14,5 km / 450 m D+ / 490 m D-

Pour marcher au frais le plus longtemps possible, et dans l’espoir de croiser des animaux, on part très tôt le matin. On essaie de ne pas faire trop de bruit. On ne voit pas de biche, chamois ou bouquetins, mais plusieurs marmottes lorsqu’on arrive au pas des chatons. On est alors au pied du Grand Veymont, dans une étendue d’herbe verte.

On se rapproche des falaises pour admirer la vue à l’Est. C’est la première fois qu’on peut en profiter, car on était dans le creux du plateau jusqu’à maintenant. La vue sur le Triève, la Matheysine et les Ecrins est magnifique. On distingue le lac de Monteynard où on va souvent faire de la planche à voile, et Sinard, le village dans lequel a grandi Olivier le père de Juliette.

Les vautours planent au-dessus des falaises à la recherche de charognes. Il n’y a toujours pas de chamois ou bouquetin dans les éboulis en contrebas, donc on reprend notre route. Ma mère est restée quelques instants de plus et elle a bien fait : un bouquetin était caché dans la falaise juste en dessous et a surgi peu de temps après qu’on soit partis, pour s’éloigner d’un groupe de randonneurs qui montaient au Grand Veymont par le pas du Fouillet.

Une fois nos gourdes remplies à la fontaine des Bachassons, nous continuons au sud, au travers d’un paysage qui change vite, mais toujours aussi magnifique : d’abord un canyon assez sec, puis une plaine verte et jaune, ensuite des pierriers sur lesquels poussaient quelques petits sapins.

On trouve un coin d’ombre pour manger et faire une sieste. Mon père, qui nous avait rejoint tout frais un jour et demi plus tôt, commence à bien fatiguer. C’est vrai qu’on a prévu léger niveau de la nourriture.

On repart ensuite en direction de la cabane des Chaumailloux, en traversant un plateau de petites collines d’herbe. Le chemin est peu emprunté car on est en dehors du GR. Régulièrement, des obus explosés ont été posés au bord du chemin. Ils témoignent du passé du massif du Vercors, qui a abrité de nombreux résistants.

Au loin, on entend soudain des cris, des « au secours !  » et des sifflets de détresse. Après un virage, on arrive face à la cabane des Chaumailloux, notre destination de la journée. En haut d’une colline, plusieurs personnes courent dans tous les sens. C’est de là que viennent les cris. Juliette et Olivier n’hésitent pas : ils posent leurs sacs à dos, prennent la trousse de secours, et partent apporter leur aide. Arrivés en haut, ils discutent quelques instants avec les personnes qui criaient et font demi-tour. C’était seulement des scouts qui jouaient.

La scène ne nous avait pas laissé le temps d’admirer le paysage sur la gauche. Le Mont-Aiguille se dressait devant nous, splendide, entre les falaises au bord du plateau que l’on venait de traverser, sur la gauche, et des étendues vertes et boisées de sapins, à droite. Un décor de carte postale. D’ailleurs, on avait la photo de cet endroit dans notre salon depuis un an. Je n’avais pas dit à Juliette qu’on se rendrait ici, pour lui laisser la surprise. Ça fait une sensation bizarre d’être en vrai dans un endroit qu’on voit en photo tous les jours. C’est surtout l’échelle dont on ne se rend pas compte, tout parait immense quand on y est. Je suis assez ému, d’autant que c’est la première fois que je vois le Mont-Aiguille de mes yeux. Il n’y a pas trop de vent, donc on installe notre tente au sommet d’une petite butte depuis laquelle la vue est parfaite.

On descend ensuite plus bas visiter une grotte dans laquelle des résistants se sont réfugiés durant la seconde guerre mondiale. Une petite plaque est là en leur mémoire, ainsi qu’un monument plus bas. Ce soir, Elie, le petit frère de Juliette, et Lou-Anne, ma petite sœur, doivent nous rejoindre. Le temps passe, on commence à s’inquiéter. Olivier part à leur rencontre, pendant que Juliette, Line et Hélène font des étirements.

Avec ma mère, on décide d’aller marcher vers l’Est, en espérant voir enfin des chamois ou bouquetins. On arrive au niveau d’un étang asséché. On veut se rapprocher des falaises pour voir la vue quand quatre bouquetins sortent doucement de derrière les fourrés. Ils se dirigent vers l’étang sec, dans notre direction, presque sans nous regarder. Ils n’ont pas du tout peur de nous. Sans faire de geste brusque, on prend plusieurs photos d’eux. Ils semblent chercher de l’eau.

En repartant, on croise les scouts qui font toujours beaucoup de bruit. Pas sûr qu’ils voient les bouquetins. De retour à la cabane des Chaumailloux, Olivier est là mais pas Elie et Lou-Anne. On commence à vraiment s’inquiéter.

Heureusement ils arrivent quelques minutes plus tard, alors que le soleil se couche. Je leur avait envoyé des screenshots du chemin a suivre, et toutes les instructions nécessaires. Il y avait trois chemin possibles, celui de droite, par le cirque d’Archiane, qu’il fallait prendre, celui du milieu, qu’il ne fallait pas prendre parce qu’on allait y passer le lendemain, et celui de gauche, qu’il ne fallait surtout pas prendre. Ils ont a peine lu les instructions et se sont dit : « il avait dit de passer par la gauche cest bien ça ? Allez on y va ». Ils sont donc montés sur le plateau par l’ouest depuis Châtillon-en-Diois. Ils ont fait 1800 m de dénivelé, avec une bouteille d’eau pour deux, ils ont traversé des éboulements, croisé des vipères. J’étais un peu énervé, mais surtout content de les voir. Au moins, ils se souviendront de cette expérience.

Le soir, on leur avait promis un repas fantastique sans leur dire ce que c’était pour laisser la surprise. Mais le mélange de semoule, tapenade et tomates séchées, qui était excellent quand on en avait mangé en Chartreuse, n’a pas suffisamment gonflé. Résultat : de la bouillie, qui n’a pas suffi pour nous couper la faim, oups.

Alors que la nuit tombe, on fait la connaissance de Diego, qui nous demande s’il peut utiliser notre réchaud pour cuire ses nouilles. Il vient de finir un petit boulot à Grenoble et doit aller à Valence pour en commencer un autre. Il a décidé de faire le trajet en passant par le Vercors. Il déménage donc a toutes ses affaires sur le dos, environ 30 kg !

Pour terminer en beauté cette journée d’aventure, Lou-Anne, Line et Elie décident de dormir à la belle étoile plutôt que dans la cabane des Chaumailloux.

Jour 5 :  de la cabane de Chaumailloux à Châtillon en Diois

19,9 km / 630 m D+ / 1670 m D-

On prend le temps de dormir le lendemain matin, et partons vers 9h. On traverse rapidement le plateau, on se retrouve alors au pied du Glandasse pour notre dernière ascension. En montant, on croise un troupeau de moutons. Deux patous surveillent le troupeau. L’un s’arrête longtemps derrière, proche de notre chemin. On attend sans bouger car on sait que ces chiens peuvent être agressifs. Au bout de longues minutes à aboyer en notre direction, il descend rejoindre le troupeau. La suite de la montée est difficile pour nous tous, après ces 5 jours de marche. On fait une pause au sommet, la rapidité de mon père à tomber dans un sommeil profond est impressionnante.

Au sommet du mont Glandasse, le chemin est une succession de montées et descentes en pentes douces. En plein soleil, la route nous paraît longue, jusqu’au moment ou nous nous retrouvons face à un spectacle inattendu. A environ 50 m du chemin, une quinzaine de vautours arrachent les restes d’une carcasse de mouton. A la jumelle, on voit qu’ils sont organisés : pendant que certains tirent la peau d’un côté, les autres attrapent les morceaux de viande contre les os de l’animal. On assiste à un ballet de vautours qui s’envolent et atterrissent près de la carcasse. Ils sont tellement grands qu’on a l’impression de voir des avions arriver et repartir d’une piste. Cette carcasse a surement été laissée là par un loup. Un guide nous a dit la veille que le moyen de repérer les animaux morts est justement de suivre les vautours.

Nous mangeons à l’ombre d’arbres, en bordure de la prairie devant la cabane de Châtillon. C’est le dernier repas des 5 jours, et comme pour la plupart des repas on a vu un peu léger au niveau des quantités. Ca commence à se faire ressentir sérieusement pour tout le monde. En dessert, on avait un paquet de bonbons à se partager, donc environ cinq par personne. Jamais des fraises tagada n’avaient semblé avoir autant de valeur, surtout pour mon père qui n’aurait pas hésité à acheter une fraise tagada pour dix euros à ce moment là.

On entame ensuite la longue descente vers Châtillon-en-Diois, d’abord dans les pierres au bord de vires impressionnantes, puis dans des forêts de sapins, de feuillus, et enfin de Pins quand on se rapproche du fond de vallée. L’ambiance a complètement changé en peu de temps, avec les arbres, la chaleur plus forte. On a l’impression d’être en Provence.

Arrivés à Chatillon, on boit une bière avant de rentrer à Grenoble, avec les voitures que Lou-Anne et Elie ont amené la veille.

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