Choisir son itinérance

Les niveaux de difficulté

Leafed

Mis à jour le 7 juin 2026

Avant de se lancer dans une itinérance, il est essentiel de bien comprendre les niveaux de difficultés affichés pour choisir une itinérance à son niveau et au niveau de son groupe, que ce soit en termes d'effort, de technicité ou de risque. Car personne n'aime se faire peur et ne souhaite repartir en hélicoptère.

Illustration — Les niveaux de difficulté

Pas le temps de tout lire ? Commencez par estimer votre niveau ci-dessous, puis explorez le détail des trois critères juste après.

Quel niveau d'itinérance pour moi ?

Quelques questions pour estimer le niveau adapté sur les 3 critères.

1. Votre condition physique

2. Votre rapport au vide / vertige

3. Votre agilité sur terrain technique (rochers, pas d'escalade)

4. Porterez-vous un sac lourd ? (bivouac, plusieurs jours)

Un référentiel en 3 critères

Sur Leafed, chaque itinérance est cotée selon le référentiel développé par la FFRandonnée avec le Ministère des Sports (créé en 2015). Plutôt qu'une note unique, il décompose la difficulté en trois critères indépendants, chacun gradué de 1 (très facile) à 5 (très difficile), avec un code couleur calqué sur les pistes de ski : vert, bleu, orange, rouge, noir.

L'effort

L'effort mesure la difficulté physique. Il s'appuie sur l'indice IBP, calculé automatiquement à partir de la trace GPS (longueur + dénivelé positif). Plus le score grimpe, plus l'engagement physique est important :

Échelle effort

  • Effort niveau 1 sur 5 — Très facileNiveau 1Très facile
  • Effort niveau 2 sur 5 — FacileNiveau 2Facile
  • Effort niveau 3 sur 5 — MoyenNiveau 3Moyen
  • Effort niveau 4 sur 5 — DifficileNiveau 4Difficile
  • Effort niveau 5 sur 5 — Très difficileNiveau 5Très difficile
  • Niveau 1 — Très facile : aucune difficulté physique particulière.
  • Niveau 2 — Facile : difficultés présentes mais très limitées.
  • Niveau 3 — Moyen : engagement raisonnable, effort modéré.
  • Niveau 4 — Difficile : effort soutenu, difficulté physique importante.
  • Niveau 5 — Très difficile : effort très important, réelle préparation physique nécessaire.

La technicité

La technicité s'évalue sur le terrain, selon les obstacles rencontrés. C'est le niveau le plus élevé croisé qui compte, pas une moyenne : un seul passage délicat suffit à élever la cote.

Échelle technicité

  • Technicité niveau 1 sur 5 — Très facileNiveau 1Très facile
  • Technicité niveau 2 sur 5 — FacileNiveau 2Facile
  • Technicité niveau 3 sur 5 — MoyenNiveau 3Moyen
  • Technicité niveau 4 sur 5 — DifficileNiveau 4Difficile
  • Technicité niveau 5 sur 5 — Très difficileNiveau 5Très difficile
  • Niveau 1 : terrain plat et régulier, pose du pied facile.
  • Niveau 2 : obstacles bas (< 10 cm), surfaces confortables.
  • Niveau 3 : obstacles jusqu'à hauteur de genou, surfaces irrégulières mais bonne adhérence.
  • Niveau 4 : obstacles à hauteur de hanche, terrain irrégulier, bâtons recommandés.
  • Niveau 5 : obstacles hauts, usage des mains nécessaire, terrain très irrégulier.

Le risque

Le risque évalue les conséquences en cas de chute, selon la topographie. Une glissade en forêt et une chute à flanc de falaise n'ont rien de comparable.

Échelle risque

  • Risque niveau 1 sur 5 — Très facileNiveau 1Très facile
  • Risque niveau 2 sur 5 — FacileNiveau 2Facile
  • Risque niveau 3 sur 5 — MoyenNiveau 3Moyen
  • Risque niveau 4 sur 5 — DifficileNiveau 4Difficile
  • Risque niveau 5 sur 5 — Très difficileNiveau 5Très difficile
  • Niveau 1 : risque de blessure très faible voire inexistant.
  • Niveau 2 : blessures légères possibles (entorses).
  • Niveau 3 : risque avéré de blessures sérieuses (fractures).
  • Niveau 4 : passages dangereux, risque de blessures graves ou mortelles réel.
  • Niveau 5 : très dangereux, une chute peut être fatale.

Le poids du sac : le critère que le référentiel oublie

Point essentiel pour l'itinérance : l'indice IBP ne tient pas compte du poids du sac. Il est calculé pour une randonnée « à la journée », sac léger. Or sur plusieurs jours, en autonomie ou en bivouac, un sac de 10 à 15 kg change tout.

Concrètement, avec un sac chargé il faut pondérer la lecture des cotes :

  • L'effort réel est plus élevé que l'indice affiché — comptez facilement un niveau de plus sur les longues journées.
  • Le risque ressenti et réel augmente : un sac lourd déséquilibre, réduit l'agilité et rend les passages techniques plus délicats. Une cote « risque 4 » sac léger est comparable à un « risque 3 » sac chargé.
  • La technicité devient plus pénalisante : franchir un obstacle à hauteur de hanche avec 12 kg sur le dos n'a rien d'anodin.

La règle simple : avec un sac de plusieurs jours, visez un cran en dessous de votre niveau habituel sac léger, au moins pour les premières itinérances.